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Historique
Qui était Hubert Clément?

picture_hubert_clementHubert Clément, est né le 12 septembre 1889 et mort le 29 septembre 1953.Il fut instituteur, directeur du Tageblatt, député, conseiller d'Etat ... Comme bourgmestre de la Ville d'Esch-sur-Alzette, il a acheté en 1938 le terrain nécessaire à la construction du nouveau lycée de jeunes filles dont la première phase de construction s'est achevée en 1955.

Nous savons bien que l'enseignement est une vocation avant d'être une profession, une mission avant d'être une tâche.
Le Lycée de 1961 à 1986.

Lors de l'inauguration du Lycée le 24 avril 1955, en présence de Leur Altesses Royales Madame la Grande-Duchesse et Monseigneur le Prince de Luxembourg, de Messieurs les Membres du Gouvernement et des représentants de la vie publique, culturelle et économique, Monsieur le Bourgmestre de la ville d'Esch, Antoine Krier, souhaitait que la construction du lycée "encourage les familles à confier leurs enfants au Lycée", Monsieur le Ministre de l'Education nationale Pierre Frieden, disait aux lycéennes que ce "palais des humanités que vous offrent aujourd'hui la Souveraine du pays, son Gouvernement et la Ville d'Esch, ne sera pas un luxe inutile, mais une véritable école d'humanité et de féminité vivante". Monsieur le Directeur Albert Goedert constatait "qu'après une période d'hésitation, les familles ouvrières saisissaient les possibilités de formation et d'ascension qui étaient offertes à leurs enfants."

Le lendemain de l'inauguration, 312 lycéennes, réparties dans 14 classes, prenaient possession de leur nouveau bâtiment. En 1961 elles étaient 446 à peupler 16 classes, nombreuses étaient donc les familles qui confiaient leurs enfants au lycée. Le bâtiment scolaire terminé en 1955 était devenu trop étroit dans l'espace de dix ans. Les plans avaient été élaborés en 1951 au moment où le nombre des élèves était de 200; on ne pouvait prévoir une si forte augmentation des effectifs. Pendant l'année scolaire 1963-64, le nombre de salles de classe était juste suffisante pour loge r toutes les classes, alors que le volume de la moitié des salles était inférieur aux normes valables en la matière et que les élèves s'entassaient jusqu'au pupitre et au tableau noir. Les salles prévues pour des enseignements spécialisés furent récupérées et à partir de 1965, la bibliothèque des élèves, les salles de lecture, de dactylographie, de musique, de dessin et de couture furent transformées en salles de classe.

Monsieur le directeur Albert Goedert ne cessait de signaler cette situation intenable aux responsables du gouvernement. Le nombre d'élèves augmentant, mais non les salles disponibles, les effectifs des classes comportaient entre 35 et 50 unités, ce qui créait dans les salles une atmosphère étouffante qui grevait en permanence la marche de l'enseignement. Et Monsieur Goedert de dire qu'à son avis la seule solution raisonnable était la construction d'une annexe abritant les locaux nécessaires à un fonctionnement normal.

En septembre 1965, 4 salles de classe sont installées dans deux pavillons érigés dans la cour, ce qui crée un peu d'espace, mais est loin de résoudre tous les problèmes. Les effectifs des classes restent élevés; les salles spéciales indispensables à un enseignement moderne font défaut. Le Lycée est nettement trop étroit pour faire face à l'afflux croissant d'élèves. Des moyens de fortune permettent de parer au plus urgent. Ils ne peuvent écarter la nécessité de créer de nouveaux locaux.

L'agrandissement si nécessaire ne peut être réalisé, parce que le terrain sur lequel se trouve le lycée est entièrement occupé par le bâtiment scolaire.

En 1966 cependant, l'Etat cède aux ARBED deux terrains et reçoit en échange le terrain situé en bordure du lycée; l'agrandissement devint possible.

Finalement la loi du 27 juin 1968 autorise le Gouvernement à faire procéder à l'agrandissement et à l'ameublement du Lycée de jeunes filles à Esch-sur-Alzette.

L'agrandissement se fait en deux étapes:

• construction de l'aile des classes

• construction du complexe gymnase-cantine

Lors des discussions du projet, la Chambre propose de remplacer le complexe sportif par une piscine ouverte. Cette proposition est soutenue par le Directeur et le corps enseignant. Les travaux d'agrandissement débutent en 1969. L'achèvement de 5 salles du rez-de-chaussée de la nouvelle construction est promis par l'architecte pour la rentrée 70-71. Malgré tout, pendant l'année 1970-71, on souffre de manque de place; il y a un entassement sans précédent des élèves et du personnel enseignant (un millier de personnes), dans le bâtiment principal, gênés par les bruits d'un chantier en pleine activité.

A partir de 1971-92, par suite de la mise en service de la nouvelle construction, les conditions de travail s'améliorent nettement pour les professeurs comme pour les élèves.

En 1972 commence la réalisation de la deuxième phase d'agrandissement, la construction du complexe piscine-cantine. En 1973 est demandé l'aménagement d'une salle de gymnastique au sous-sol de la cantine; après un premier refus, l'accord est néanmoins prononcé en 1974. Ce complexe est achevée en 1975.

En 1961, l'enseignement secondaire pour jeunes filles qui était différent de l'enseignement secondaire pour garçons, était dispensé dans deux lycées seulement, le Lycée de jeunes filles à Luxembourg et le Lycée de jeunes filles à Esch.

La loi du 10 mai 1968 stipule que les classes peuvent être distinctes pour les garçons et pour les jeunes filles, ou mixtes. C'est à partir de l'année scolaire 1970-71 que 30 garçons font leur apparition au lycée de jeunes filles. Ces premières expériences nous ont donnée peu de satisfaction, tant au point de vue atmosphère dans les classes, qu'au point de vue discipline.

Le nombre de garçons augmente d'année en année, de 3,22% en 1970/71 il atteint en 1985/86 45,63%. Si les classes inférieures comptent actuellement à peu près autant de garçons que de filles, ce rapport varie dans les différentes sections de la division supérieure. La section langues compte une majorité de jeunes filles, la section mathématiques une majorité de garçons. Les sections sciences naturelles et sciences économiques comptent un nombre à peu près égal de garçons et de jeunes filles.

Dès le juillet 1971, la Conférence des Professeurs est unanime pour admettre que déjà à présent, et à plus forte raison, avec l'extension progressive de la mixité, il est indiqué de renoncer à la dénomination de Lycée de jeunes filles, désormais inadéquate. Sur proposition du Directeur, la Conférence des Professeurs s'est prononcée à la majo rité des voix pour la désignation "Lycée Hubert Clément" (bourgmestre de la ville d'Esch qui, en son temps, a intercédé en faveur de l'agrandissement du Lycée). Par le règlement grand-ducal du 12 novembre 1971, le Lycée des jeunes filles d'Esch-sur-Alzette prend la dénomination de Lycée Hubert Clément.

La loi du 10 mai 1968 stipule qu'auprès de chaque établissement d'enseignement secondaire est crée un service de psychologie et d'orientation scolaires. Ce service est une nouveauté pour les lycées; jusque-là, l'orientation des élèves s'est faite d'après les conseils des professeurs ou ceux du directeur, mais le plus souvent l'initiative a été laissée à l'élève et à ses parents. Par ailleurs et parallèlement aux contacts établis avec les parents par d'autres voies, comme p.ex. les réunions de parents, l'association des parents d'élèves, le service de psychologie et d'orientation est susceptible de dissiper des malentendus et d'établir un climat de confiance avec les familles.

Les études selon l'ancien régime prévoyaient, après la classe de Cinquième, un examen de passage pour l'entrée dans la division supérieure. Cette disposition était reprise par la loi du 10 mai 1968, mais abolie par le règlement grand-ducal du 15 novembre 1975.

Résumé du texte de Mme Marcelle Hannes-Lamesch (directrice) paru dans la brochure «Lycée Hubert Clément 1911 à 1986».